« . point-virgule , » a pris son après-midi. Pour donner suite à une invitation et se rendre à la Länggassstrasse 47 à Berne, où se trouve la fameuse boutique Länggass-Tee. Pour s’y entretenir avec Kaspar Lange, de Länggass-Tee, et Christophe Perret-Gentil, de l’Herboristerie Ariès. Du thé et de sa culture, de l’histoire de Länggass-Tee, de la relation qu’elle entretient avec l’Herboristerie Ariès, du monde des herbes aromatiques et de la culture des plantes médicinales. La dégustation d’un thé délicatement parfumé et vivifiant, préparé avec soin, a donné lieu à un partage stimulant de connaissances et d’idées. Il serait trop long d’aborder ici tous les thèmes dont il a été question. Nous vous proposons toutefois un extrait de notre échange.
Dans le cadre de notre série de portraits d’entreprises affiliées à CoOpera, nous sommes très heureux de vous présenter Länggass-Tee et l’Herboristerie Ariès, deux entreprises faisant partie de la famille CoOpera depuis de nombreuses années.
Christophe Perret-Gentil. Depuis plus de 45 ans, vous êtes à la tête de l’Herboristerie Ariès dans le canton de Vaud. En quoi consiste son activité ?
L’Herboristerie Ariès est, comme son nom l’indique, un cultivateur et fournisseur d’herbes aromatiques, de plantes médicinales et de thés. À cet égard, Ariès assume et transmet la responsabilité de nos moyens de subsistance. La nature nous donne le cycle végétal ; Ariès suit ce schéma, et les observations deviennent des messages. La Terre exige de faire preuve de conscience, mais l’être humain est souvent « absent ».

Christophe Perret-Gentil, photo : Philipp Buser
Quels sont les bienfaits de vos plantes médicinales ?
Les plantes sont synonymes de lieux d’implantation, de vertus sociales, de résistance et de guérison ; leur force vitale se révèle dans leurs arômes et leurs effets. Ces histoires associent le cosmique et le terrestre. Elles font partie du cycle éternel. Nous les promouvons et les accompagnons sciemment dans notre travail.
Que signifie le huit couché dans le logo d’Ariès ?
∞ symbolise ce cycle de destins et de passages : les herbes ont besoin de temps et d’un milieu propice pour s’épanouir. La résistance renforce la forme, le fruit et la couleur ; les processus naturels influencent le contenu des plantes. En revanche, la surfertilisation et les monocultures les affaiblissent – et donc aussi l’être humain.
Comment l’effet curatif est-il obtenu ?
Les paysages riches en diversité (oiseaux, abeilles, papillons, fourmis) sont des indicateurs biologiques déterminants pour la qualité de nos paysages. L’artisanat transmet le langage végétal dans le corps et favorise la guérison ; les remèdes naissent de l’association habile de la plante et des plantes qui l’accompagnent.
Un plaidoyer en faveur des mauvaises herbes ?
Le terme de « mauvaise herbe » n’existe que si l’on vise une maximisation des profits ; la véritable économie repose sur le partenariat, la biodiversité et le développement durable de la nature.
Vers quoi Ariès se dirige-t-elle ?
Perspectives : Ariès renonce à l’idée romantique de s’enfuir dans la nature et travaille activement sur tous les aspects que celle-ci a à offrir.
Quelles sont vos motivations ?
Respect, enthousiasme, intégrité, responsabilité.
Quelle est votre devise ?
Œuvrer en harmonie avec l’organisme du paysage. Les produits Ariès transmettent ces messages aux producteurs et aux clients en tant que communauté de destins. Nous travaillons depuis le début avec Länggass-Tee, d’abord avec Katrin et Gerhard et maintenant avec Kaspar Lange. Les deux entreprises font partie de la grande famille CoOpera et partagent des valeurs fondamentales.
Kaspar Lange, comment voyez-vous la collaboration avec l’Herboristerie Ariès et Christophe Perret-Gentil ?
Nous admirons et soutenons l’engagement sans faille de Christophe, de son entreprise Ariès et de son équipe au service de la nature, de la planète, de l’être humain et de la biodiversité. Nous apprécions la qualité exceptionnelle des produits Ariès. Notre collaboration est une source de grand enrichissement pour les deux parties.

Kaspar Lange, photo : Philipp Buser
Venons-en à vous : Kaspar Lange, comment en êtes-vous venu au monde du thé ?
Mon chemin vers le thé a commencé tôt. Il paraît que je buvais déjà du thé avec le lait maternel. Je me souviens que, dès mon plus jeune âge, il était rare de voir des tasses de thé pleines à la maison : dès que les parents voulaient en boire une gorgée, la tasse était déjà vide, car l’un des enfants avait bu le thé en douce. Mes parents ont fondé Länggass-Tee en 1983, réalisé leur rêve et l’ont transmis à nous, leurs enfants. Aujourd’hui, l’entreprise compte 45 collaboratrices et collaborateurs et le thé constitue, outre notre métier, notre élixir de vie à tous.
Avez-vous un thé préféré ?
Très vite, les thés verts chinois sont devenus mes thés préférés ; le thé est resté une boisson quotidienne pour nous tous. En 2002, mon père Gerhard a fait son premier voyage en Chine. Un an plus tard, j’ai entrepris mon premier voyage en Asie, qui a été très marquant : j’ai visité Shanghai, Hangzhou, Kyoto, Taipei. Le Tao (mon chemin) du thé a alors commencé. Au cours des années qui ont suivi, je me suis rendu chaque année en Chine, j’ai appris le mandarin et j’ai mis en place un réseau de producteurs de thé, de commerçants et de fournisseurs. Je me suis plongé dans les cultures du thé, du bouddhisme à la médecine chinoise.
Quelles ont été les étapes importantes de votre chemin du thé ?
Les premières explorations des plantations de thé oolong à Wuyishan, Fenghuang et Anxi, où l’on ne voyait pratiquement jamais d’Occidentaux. Cela comprend également des voyages dans les zones de culture du thé vert dans l’arrière-pays de la province d’Anhui et dans les zones de culture du thé blanc dans le nord de la province du Fujian.
Qu’est-ce qui vous a amené au thé Pu Erh ?
L’esprit pionnier et la passion, sans aucun doute. En 2007, alors que personne ne parlait encore du Pu Erh et qu’en dehors de la province du Yunnan, il n’y avait pratiquement que du Shu Pu Erh fermenté en Chine, nous avons voyagé dans le Yunnan, à Xishuangbanna, dans la région d’origine du théier, vers les arbres à thé centenaires des forêts vierges subtropicales. À l’époque, nous avions importé nous-mêmes nos premiers cakes au Sheng Pu Erh. Ce que nous ne savions bien sûr pas à l’époque, c’est que 2007 a été l’année où le Pu Erh a commencé à devenir populaire.
Qu’est-ce qui vous fascine dans le thé ?
Le thé m’a permis de découvrir l’histoire d’un immense espace culturel, il m’a conduit dans des régions uniques, et il m’a fait faire des rencontres merveilleuses. Que ce soit avec Leo Kwan à Hong Kong ou Christophe Perret-Gentil d’Ariès dans le canton de Vaud. Le thé et les plantes médicinales, la pleine conscience et les connaissances qui les entourent nous unissent.

Kaspar Lange, Foto: Philipp Buser
Comment Länggass-Tee obtient-elle sans cesse de nouvelles raretés ?
En 2014, j’ai noué une amitié importante avec Weng Liping et Chen Zhuang de Bruxelles, qui se consacrent à la préservation des méthodes traditionnelles de transformation du thé. Leurs exigences en matière de qualité nous ont permis d’établir un lien avec les producteurs : nous achetons chaque année du thé rare en plus. Cela me fascine et fait notre popularité auprès de notre clientèle, qui aime nos thés, cérémonies, événements et ateliers. Le thé enrichit énormément notre vie à tous.

Hanspeter Bühler, Foto: Philipp Buser
D’où vous viennent vos connaissances sur les thés japonais ?
Ces dernières années, j’ai approfondi mon intérêt pour le Japon, avec un voyage dans ce pays. J’ai appris à mieux connaître la biochimie du thé et l’influence du terroir. Cela m’a permis de renforcer encore davantage ma conscience de la qualité de la transformation, de l’artisanat du thé, des saveurs, du respect de la nature et des personnes qui sont à l’ouvrage derrière la transformation. Chaque voyage est une quête d’authenticité, de qualité et de responsabilité envers l’artisanat et la culture. Je considère que c’est un grand privilège de pouvoir y faire participer notre clientèle, notre personnel et nos partenaires par notre travail. Nous aimons notre travail, notre artisanat et nos thés.
Christophe Perret-Gentil, Kaspar Lange, nous vous remercions pour cet entretien et cette merveilleuse séance de thé.
La force des herbes aromatiques – l’Herboristerie Ariès fêtera bientôt ses 50 ans
Au commencement, il y avait un esprit pionnier. Et l’amour de la nature. Et la connaissance du pouvoir des herbes aromatiques. Ainsi que le courage, l’engagement et la détermination de son charismatique fondateur, Christophe Perret-Gentil.

Sous le signe du Bélier
L’Herboristerie Ariès a été fondée le 21 mars 1979, sous le signe du Bélier, à Bioley-Orjulaz dans le canton de Vaud. Ariès, qui signifie d’ailleurs « bélier » en latin, est le symbole du renouveau (comme une nouvelle éclosion pleine d’énergie au printemps), du goût du risque, de la spontanéité, du courage et de la détermination.
Son fondateur jette un regard rétrospectif : « Notre objectif a toujours été la recherche de la qualité, c’est-à-dire de savoir comment quelque chose est obtenu. On ne l’apprend qu’en visitant régulièrement les champs et en discutant avec les producteurs, les apiculteurs et les distillateurs. Leurs expériences et nos exigences se renforcent mutuellement et ont conduit à la vision et à l’approche qu’a Ariès des plantes et de leurs habitats : montrer la nature dans sa pureté et dans toute sa puissance. »
Les quinze premières années, Ariès a travaillé dans trois locaux loués, jusqu’à ce qu’une ancienne ferme puisse être achetée en 1995. Ses locaux et la grange ont été peu à peu rénovés et aménagés de manière fonctionnelle. En 2008, l’Herboristerie Ariès a enfin pu s’installer : boutique, laboratoire, entrepôt, mise en bouteille, expédition et administration. Ariès se trouve aujourd’hui au cœur d’un jardin, entourée d’une prairie et de fleurs, avec un étang et des haies, mais aussi un jardin expérimental, le tout sous le regard attentif de l’effraie des clochers et du faucon crécerelle.

Christophe Perret-Gentil
D’où viennent les herbes
Ariès ne fait pas qu’acheter et vendre des herbes aromatiques et des plantes médicinales. « Nous conseillons également les familles de producteurs et sommes les garants de relations à long terme avec elles. Nous formons par ailleurs le personnel et la clientèle.
Nous ne vérifions pas seulement la quantité et la qualité du produit récolté. Sur le lieu de provenance, nous nous intéressons également aux bioindicateurs, au type et à l’entretien des sols, aux alliances entre la faune et la flore, à l’histoire locale, aux savoirs traditionnels, ainsi qu’aux gestes de respect et d’amour pour le métier d’agriculteur. »
Christophe Perret-Gentil poursuit : « Nous ne nous occupons pas seulement du remplissage manuel des conteneurs pour la vente. Nous développons nos propres mélanges pour les infusions, les hydrolats et les huiles essentielles, parmi lesquelles la formule hautement concentrée de la « gamme CPG ». Ces processus se déroulent selon des consignes précises qui font l’objet de procès-verbaux. »
Afin de garantir la disponibilité de cet assortiment riche en variantes, un stockage important et coûteux de matières premières de première qualité est indispensable. « Forte de décennies d’expérience, Ariès a atteint un bon équilibre entre stocks et immobilisation de capital dans ce domaine difficilement planifiable », explique le fondateur de l’entreprise.
Aujourd’hui, la base de leur assortiment, constituée de plantes sèches, essences, miels d’espèces et de régions, provient de plusieurs centaines de localités dans les Pyrénées françaises et les Vosges, au Portugal et en Grèce.
De l’entreprise individuelle à la SA
Jusqu’en 1988, Ariès était l’entreprise individuelle de son fondateur Christophe Perret-Gentil. Afin d’assurer sa pérennité, elle a ensuite été transformée en une personne morale, la société anonyme Herboristerie ARIÈS S.A., qui suit l’idée directrice suivante : « une démarche capable de relier les besoins de l’homme et de la nature à travers une nouvelle compréhension de la pensée thérapeutique du végétal. »
En 1980, Swissmedic lui a octroyé une licence, renouvelable tous les cinq ans. Elle s’applique sans restriction depuis 2019, mais le respect des prescriptions est contrôlé tous les deux ans.
Depuis 1999, la loi sur les denrées alimentaires exige la certification des produits par un organe de contrôle si l’on souhaite utiliser le label bio. Ariès y renonce volontairement, comme l’explique Christophe Perret-Gentil. « Pour la fabrication de nos produits, nous avons élaboré nos propres critères de qualité, basés sur l’expérience et la connaissance de l’interaction de tout ce qui est vivant. »
https://www.aries-herboristerie.com
Le thé, un savoir-faire artisanal : Länggass-Tee allie connaissance et plaisir
Une institution. Indissociable de Berne. Länggass-Tee est désormais un mythe. Fondée il y a 40 ans, l’entreprise emploie aujourd’hui 45 personnes et est dirigée avec succès par Kaspar Lange et son équipe de direction, représentant la deuxième génération. « . point-virgule , » l’a rencontré pour un entretien approfondi avec U.B. et HPB de CoOpera ainsi que Christophe Perret-Gentil d’Ariès.
« Notre passion, ce sont les belles et bonnes choses. C’était déjà le cas de mes parents, Gerhard et Katrin Lange, et cela continue », explique Kaspar Lange. Ses parents ont fondé Länggass-Tee à la Länggassstrasse 47 à Berne en 1983, à l’avant-garde, dans une maison d’habitation qui, au fur et à mesure de son succès, est devenue une maison de thé.

Source de l’image : https://laenggasstee.ch/teehaus
Des thés de premier choix, des partenaires de premier choix
Même s’ils aimeraient parfois nous faire croire le contraire, les Lange ne laissent rien au hasard. Dès le départ, ils ont soigneusement sélectionné leurs thés, leurs fournisseurs, leurs commerçants et leurs cultivateurs. Très vite, outre les thés triés sur le volet, de belles céramiques assorties sont venues enrichir la gamme.
Cette maison à l’histoire particulière, à l’architecture intérieure harmonieuse, et peuplée de personnes aimables et compétentes est vite devenue un lieu de bien-être et de plaisir. C’est toujours le cas aujourd’hui, comme a pu le constater en personne « . point-virgule , » lors de sa visite.

Source de l’image : https://laenggasstee.ch/teehaus
Nous avons rapidement été invités à prendre le thé. Kaspar Lange a tout de suite montré comment les Chinois infusent et savourent le thé. Depuis 2002, son père Gerhard avait pris l’habitude de se rendre une fois par an chez les producteurs de thé en Chine. Les Chinois infusent le thé en plusieurs fois. Ils ne le boivent que par petites gorgées.
« Chez nous, ce sont surtout les cérémonies du thé japonaises qui sont connues. » Chez Länggass-Tee, on peut faire l’expérience des deux dans la salle de thé. Il y a régulièrement des dégustations et des cérémonies du thé. On a même la possibilité d’effectuer une visite guidée chez les cultivatrices et cultivateurs de thé en Asie, organisée et dirigée par l’équipe de Länggass-Tee.
Le salon de thé est stimulant, actif, enthousiasmant
Déguster du thé en pleine conscience est une chose, sélectionner minutieusement des variétés de thé et les récolter en est une autre, qui fait la qualité particulière de Länggass-Tee, un endroit qui ne cesse de fasciner. Sans oublier, bien sûr, les connaissances et l’attention à la transformation, l’expérience de plus de 40 ans de culture du thé au sein de la famille, ainsi que l’enthousiasme et la passion de partager avec la clientèle ce mélange unique de savoir-faire et d’ouverture à la nouveauté et à la créativité.
Comme avec « Tee.Essen.Bern ». Cet événement a eu lieu pour la première fois en 2018 et s’est depuis transformé en une expérience de dégustation du thé hors du commun. De nouvelles combinaisons sont mises au point avec l’équipe du restaurant « le beizli ». Le mariage entre nourriture et thé reste un défi. Pour l’équipe de Länggass-Tee comme pour la clientèle, ce menu est toujours une première. « C’est formidable de voir l’enthousiasme et la joie des convives. Observer leur curiosité et leur fascination pour l’univers du thé, mais aussi partager des saveurs uniques. »

Source de l’image : https://laenggasstee.ch/teehaus
Les raretés peuvent être dégustées en toute tranquillité lors d’une cérémonie spécifique dans l’espace des raretés. Les thés sont préparés en plusieurs infusions. Certains samedis après-midi, le salon de thé organise également des dégustations-vente de thés chinois d’exception et triés sur le volet.
Länggass-Tee est un trésor pour toutes les amatrices et tous les amateurs de thés cultivés, cueillis, transformés et vendus avec passion. Le site Internet de Länggass-Tee permet de constater à quel point cela se fait en étroite collaboration avec les producteurs du Japon, de Corée et de Chine : www.laenggasstee.ch
40 ans de passion pour le thé en quelques lignes
- Octobre 1983 : Katrin et Gerhard Lange fondent Länggass-Tee et ouvrent le magasin à la Länggassstrasse 47.
- Automne 1997 : ouverture du salon de thé (restaurant) au 1er étage.
- Été 2002 : premier voyage en Chine pour Gerhard Lange.
- Été 2003 : premier voyage en Chine pour Kaspar Lange.
- Été 2009 : lancement de la gamme de sachets haut de gamme « Sélection Grand Hotel ».
- Automne 2010 : ouverture d’une boutique de raretés et d’un salon de thé japonais.
- Octobre 2012 : ouverture de l’école de thé.
- Printemps 2014 : premiers voyages en Chine et au Japon avec des clientes et clients.
- Été 2014 : nouveau site de production et de stockage à la Mittelstrasse 9 ; mise en service de la machine à sachets de thé.
- 2009 : transformation en société anonyme (SA) ; propriété détenue à 100% par la famille Lange (Katrin et Gerhard Lange, et leurs quatre fils Kaspar, Lukas, Moritz, Sebastian).
- Katrin Lange (présidente) et ses quatre fils forment le conseil d’administration.
- 2024 : Katrin et Gerhard Lange se retirent des activités opérationnelles. Depuis janvier 2024, l’entreprise est dirigée par une équipe de quatre personnes (Kaspar Lange, Sebastian Lange, Eva Ming, Sofie Utz).